SeaTech : Free to play

Des élèves de 3e année avaient pour objectif de sensibiliser le public à des grands enjeux mondiaux. Orientés culture générale ou science, leurs projets d’étude ont pris la forme de jeux, de livres ou d’application. Certains seront disponibles à la bibliothèque.

Pour éprouver les connaissances et compétences de ses élèves en anglais, Anne-Marie Dissard, responsable de langues à SeaTech, leur propose d’ordinaire de réaliser un exposé à l’oral sur une thématique en lien avec les enseignements dispensés.

« Les confinements ont montré les limites du distanciel en termes de motivation, d’investissement et de gratification », relève-t-elle néanmoins. D’où l’idée, cette année, de leur proposer de présenter leur travail de façon plus ludique : magazine, exposition, table ronde, application, site internet, jeux de société, vidéo... « La seule consigne ferme était qu’ils ne pouvaient pas faire de soutenance ou écrire un rapport. Les rendus devaient être aussi publics, d’où leur installation dans le hall du bâtiment X. »

Ici, des posters sur l’exploration sous-marine. Là, une bande dessinée sur les profondeurs des océans. Un peu plus loin, un QR code renvoie vers une application de cours et vidéo en lignes sur les technologies spatiales suivis d’un questionnaire. Près de l’entrée du bâtiment, des jeux de plateau inspirés de « top 10 », « pigeon-pigeon » ou de « l’oie » autour du terrorisme ou de la fonte des glaces en Arctiques. Un jeu de coopération propose également aux participants de gérer une ville dans le monde pour faire face aux défis du réchauffement climatique et éviter que la planète n’atteigne les 100°F. À chacun ses problématiques, à eux de voir s’ils préfèrent collaborer ou se replier sur eux-mêmes. Derrière, les pensées d’un élève se perdent dans les pages d’un livre dont il est le héros. Le tout dans la langue de Shakespeare, bien évidemment.

Une quarantaine de sujets étaient proposés autour de trois grandes thématiques : la géopolitique, l’économie bleue et le biomimétisme, et les technologies de la mer. « En tant qu’ingénieurs, ils doivent avoir une ouverture sur l’international », justifie l’enseignante. « Ce type de projet en groupe de 4 ou 5 permet d’évaluer aussi des soft skills très demandées par les entreprises. »

Les 86 élèves ont notamment dû composer avec une surcharge de travail et une date de rendu courte, ont travaillé l’autonomie, la gestion de projets et la communication entre les membres dont les compétences peuvent différer.

Visibles les 23 et 30 novembre, les brochures, magazines, livres et jeux pourront être empruntés jusqu’à la fin de l’année, à la bibliothèque universitaire de SeaTech.

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